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L’obligation de notification prévue par la loi sur l’accessibilité : où devez-vous l’effectuer ?

Cet article a été traduit automatiquement du néerlandais et relu par un panel de modèles de langue, non par un locuteur natif. En cas de différence entre les versions, la version anglaise prévaut. Lire la version qui fait foi

L’European Accessibility Act prévoit une obligation rarement évoquée : si votre service ne respecte pas les exigences d’accessibilité, vous devez le signaler vous-même aux autorités compétentes de chaque État membre dans lequel vous proposez ce service. Cette obligation ne s’applique pas uniquement dans le pays où vous êtes établi, et il n’existe aucun guichet central. Nous avons recherché dans les 27 États membres ce qu’il était advenu de cette obligation. Trois pays ont fixé un nombre précis de jours : les Pays-Bas (1 semaine ou 1 mois, selon la gravité), la Suède (14 jours) et la Lituanie (5 jours ouvrables). Dans la majorité des États membres, il existe bien un guichet, mais uniquement celui qui permet à quelqu’un d’autre de vous signaler.

Ce que la loi exige exactement

L’article 13, paragraphe 4, de la directive dispose que, lorsque le service n’est pas conforme aux exigences en matière d’accessibilité, les prestataires de services en informent immédiatement les autorités nationales compétentes des États membres dans lesquels le service est fourni, en fournissant des précisions, notamment, sur la non-conformité et sur les actions entreprises.

Trois éléments de cette phrase sont contre-intuitifs. Le critère de rattachement est la fourniture, et non l’établissement : si vous fournissez également vos services depuis la France à des clients néerlandais, vous devez effectuer un signalement dans les deux pays. Il n’existe aucun guichet unique comparable à celui prévu par la législation sur la protection de la vie privée, de sorte que quiconque fournit des services dans cinq pays doit effectuer cinq signalements. De plus, aucun mandataire n’est prévu pour les services, de sorte qu’un prestataire établi en dehors de l’UE est bien soumis aux règles, mais ne dispose d’aucun point de contact désigné dans l’Union.

Attention : tous les États membres n’ont pas repris cette phrase relative aux situations transfrontalières. Malte et la Slovaquie l’ont reprise littéralement. La Grèce, l’Estonie et le Luxembourg ne mentionnent que leur propre autorité dans leur législation nationale. L’obligation prévue par la directive reste applicable, mais vous ne la retrouverez pas dans le texte de loi de ces pays.

Trois pays fixent un délai chiffré

Le mot « immédiatement » figure dans presque toutes les transpositions nationales, de *unverzüglich* en Allemagne à *immediatamente* en Italie. Trois pays l’ont précisé par un nombre.

Deux pays omettent complètement toute indication temporelle. La Finlande et le Portugal vous obligent à effectuer un signalement, mais ne précisent aucun délai. Les 22 autres reprennent le terme de la directive sans le concrétiser.

Presque aucun pays ne précise quand le délai commence à courir. Deux pays le font : la Bulgarie indique « à compter de la constatation de la non-conformité » et la Lituanie « à compter du jour où vous en avez eu connaissance ». C’est précisément pour cette raison que cette obligation fonctionne autrement que beaucoup ne le pensent. Elle n’est pas liée à une inspection ou à un courrier, mais à votre propre connaissance de la situation.

Le guichet qui existe n’est généralement pas le bon

La comparaison entre les pays a montré que la phrase « il existe un canal de signalement » peut recouvrir deux réalités très différentes, et que cette distinction touche précisément au cœur du problème.

Un auto-signalement correspond à ce que la loi exige : vous signalez votre propre non-conformité, avec les actions que vous avez entreprises. Un canal de plainte fonctionne à l’inverse : quelqu’un d’autre signale votre site. L’Italie, la Slovénie, l’Estonie, le Danemark, la Pologne, Malte et la Croatie disposent bien d’un guichet, mais uniquement pour le deuxième cas. Une entreprise qui souhaite respecter correctement ses obligations se retrouve donc bloquée précisément par le seul dispositif qui existe.

La Suède montre qu’une autre approche est possible : PTS a présenté les deux démarches sous la forme de deux services en ligne distincts, l’un pour l’entreprise qui effectue elle-même le signalement et l’autre pour l’utilisateur qui dépose une plainte. La Finlande dispose d’une procédure propre comparable. La France propose un formulaire en ligne pour la déclaration de non-conformité. L’Allemagne ne propose qu’un formulaire de contact, sans champs concernant la nature du manquement ou les actions entreprises, vous devez donc rédiger vous-même un texte libre conforme à la loi.

Vous pouvez reconnaître un canal de plainte à un seul champ. Si le formulaire demande quelle est l’*entreprise signalée*, il n’est pas destiné aux entreprises qui se signalent elles-mêmes, même s’il est souvent qualifié ailleurs de guichet de signalement.

Pourquoi vous ne devez pas vous fier aux résumés

Pour chaque pays, nous avons vérifié ces informations dans le texte de loi national ou sur le site de l’autorité de contrôle elle-même, et cela s’est avéré nécessaire. À plusieurs reprises, des récapitulatifs largement diffusés mentionnaient la mauvaise autorité, indiquaient des montants de sanctions qui ne figuraient pas dans la loi concernée ou citaient un délai exact, mais applicable à autre chose.

Ce dernier cas est le plus fréquent : un chiffre exact, mais classé dans la mauvaise catégorie. Un délai de réponse à une plainte, un délai de mise en conformité après le signalement, une date de mise en conformité ou un délai qui ne s’applique que si vous invoquez une exception. Tous les quatre ressemblent à un délai de signalement, mais aucun des quatre n’en est un. Si vous reprenez une telle information, vous inscrivez dans votre agenda une obligation qui n’existe pas ou vous passez à côté de celle qui existe bel et bien.

Nous avons également dû revoir à plusieurs reprises notre propre projet initial en cours de route. C’est pourquoi une source figure sous cet article pour chaque affirmation, et pourquoi, pour un pays, nous préférons indiquer « non établi » plutôt que formuler une hypothèse.

« J’attendrai d’avoir des nouvelles »

C’est une conclusion compréhensible et, sur un point, vous avez raison : nous n’avons trouvé dans aucun État membre d’amende publiée au titre de la législation sur l’accessibilité. Fin mars 2026, la Suède comptait vingt-huit affaires de contrôle en cours contre des boutiques en ligne, sans injonction. L’Allemagne indique expressément que les sanctions constituent le dernier recours.

Mais il existe un pays pour lequel nous savons combien d’entreprises se signalent elles-mêmes, et ce chiffre est plus élevé que vous ne le penseriez. Pour 2025, l’autorité de contrôle suédoise fait état de 322 signalements de manquements effectués par les acteurs du marché eux-mêmes, en plus de 114 signalements émanant du public. La Suède n’est pas plus grande que les Pays-Bas. Lorsque le guichet fonctionne et que le délai est concret, l’obligation de signalement est donc tout simplement appliquée.

Pourtant, attendre produit des effets différents de ce que vous pourriez penser. L’obligation de signalement commence à courir dès que vous en avez connaissance, et non lorsque quelqu’un vient vous solliciter. Attendre ne suspend donc rien, cela ne fait qu’allonger une période pendant laquelle vous ne respectiez pas vos obligations et n’effectuiez aucun signalement. Dès qu’une action coercitive est effectivement engagée, la question posée rétrospectivement est la suivante : depuis quand le saviez-vous et qu’avez-vous fait ?

À cela s’ajoute le fait que la première incitation financière en Europe n’est pas venue d’une autorité de contrôle, mais d’un juge, à la demande de deux organisations de défense des intérêts. Cette voie reste ouverte sans qu’une autorité de contrôle ait à intervenir.

Soyons honnêtes : si vous avez une petite boutique en ligne qui ne livre que dans son propre pays et ne participe pas à des appels d’offres, attendre n’est pas déraisonnable à l’heure actuelle. La situation change pour les agences auxquelles la demande vient de leur client plutôt que d’une autorité de contrôle, et pour les boutiques qui livrent dans plusieurs pays et doivent donc composer non pas avec une obligation imprécise, mais avec quatre.

Questions fréquentes

Dois-je effectuer un signalement dans chaque pays où je fournis le service, ou uniquement dans celui où je suis établi ?
Dans chaque pays où vous proposez le service. C’est ce qu’indique l’article 13, paragraphe 4, de la directive, qui parle des autorités compétentes au pluriel : dans certains pays, il n’y en a qu’une, en Roumanie, il y en a sept et en Grèce, cela dépend de votre secteur. Il n’existe ni guichet central ni autorité de contrôle chef de file, le signalement doit donc être effectué pays par pays.
Je ne fournis le service que dans un ou deux pays de l’UE. Quel délai s’applique alors ?
Celui de chaque pays dans lequel vous fournissez le service, et ces délais diffèrent. Si vous fournissez le service aux Pays-Bas, l’ACM applique un délai de 1 semaine en cas d’impact « critique » ou « sérieux » et de 1 mois en cas d’impact « modéré » ou « faible », sauf si vous résolvez le problème dans ce délai. Si vous fournissez le service en Suède, PTS considère que 14 jours suffisent. En Lituanie, la loi prévoit 5 jours ouvrables. Si vous fournissez le service en France, en Allemagne, en Belgique ou dans l’un des dix-neuf autres pays, seul le terme « immédiatement » est indiqué et vous ne disposez d’aucun nombre de jours sur lequel vous appuyer. Si vous fournissez le service dans deux pays appliquant des délais différents, le plus court détermine en pratique votre calendrier.
Quand ce délai commence-t-il à courir ?
Dans la plupart des pays, cela n’est pas précisé. La Bulgarie indique « à compter de la constatation du manquement » et la Lituanie « à compter du jour où vous en avez eu connaissance ». Aux Pays-Bas, l’ACM ne dit rien à ce sujet et seule l’AFM indique « après constatation ». Pour la plupart des pays, l’affirmation selon laquelle « le délai commence à courir dès que vous en avez connaissance » constitue donc une interprétation du terme « immédiatement », et non une règle littérale.
Nous sommes établis en France. Comment cela fonctionne-t-il ?
Depuis novembre 2025, la DGCCRF propose un formulaire en ligne qui vous permet de signaler vous-même une non-conformité ou d’invoquer une exception. La France ne précise aucun délai : le décret indique seulement « immédiatement ». Sachez que, depuis janvier 2026, la DGCCRF enquête également sur la fiabilité des prestataires qui vendent des audits d’accessibilité, demandez donc à tout prestataire de vous expliquer sa méthode et ses limites.
Nous fournissons le service en Allemagne ou en Autriche. Où devons-nous effectuer le signalement ?
En Allemagne, auprès de la Marktüberwachungsstelle der Länder für die Barrierefreiheit von Produkten und Dienstleistungen (MLBF), et en Autriche, auprès du Sozialministeriumservice, que la loi autrichienne désigne expressément. Les deux lois indiquent « sans délai » sans préciser de nombre de jours. La MLBF propose bien une page et un formulaire de contact destinés aux entreprises, mais pas de formulaire structurant le signalement : aucun champ n’est prévu pour la nature du manquement ou les actions entreprises. Vous devez donc rédiger vous-même un texte conforme à l’article 13, paragraphe 4.
Un résultat issu d’une analyse constitue-t-il immédiatement un manquement que je dois signaler ?
Non. Un résultat automatisé doit être confirmé et nécessite parfois un contrôle manuel avant que vous puissiez affirmer que votre service ne respecte pas les exigences. Une analyse constitue le point de départ de cette évaluation, elle ne la remplace pas.
Dois-je disposer d’un audit ou d’un label de qualité ?
Non. L’ACM indique expressément qu’un audit WCAG indépendant ou une certification n’est pas obligatoire et qu’aucun certificat, label ou label de qualité n’est nécessaire. Aucune autre autorité de contrôle que nous avons examinée n’affirme le contraire.
Cela s’applique-t-il également aux petites entreprises ?
Il s’agit des services que vous fournissez aux consommateurs. En tant que prestataire de services, vous êtes exempté si vous employez moins de 10 personnes et si votre chiffre d’affaires annuel ou le total de votre bilan ne dépasse pas 2 millions d’euros. Le nombre de salariés constitue la limite absolue : à partir de 10 personnes, l’exception cesse de s’appliquer, quels que soient vos chiffres. Sur le plan financier, il vous suffit de rester sous le seuil pour l’un des deux critères.
Que se passe-t-il si je fournis le service à des clients de l’UE depuis un pays extérieur à l’UE ?
Les règles s’appliquent également dans ce cas. Pour les services, la directive ne prévoit aucun mandataire, cette notion n’existe que pour les produits. Vous avez donc bien cette obligation, mais aucun interlocuteur désigné dans l’Union, et aucune autorité de contrôle ne publie d’informations sur la manière dont elle traite cette situation.

Où effectuer le signalement, pays par pays

Vous trouverez ci-dessous les points de contact que nous avons retrouvés sur le propre domaine de l’autorité de contrôle. Lorsqu’un pays est absent, nous n’avons pas pu trouver de procédure destinée aux entreprises. Cela ne signifie pas qu’il n’en existe pas.

Procédures de signalement pour les entreprises

Six pays méritent une mention particulière, car l’obligation y existe, mais pas le guichet. La Grèce n’a pas encore désigné d’autorité compétente pour les services de commerce électronique : la loi renvoie cette désignation à une décision ministérielle qui n’existe pas. La Lituanie impose d’effectuer le signalement selon les modalités fixées par l’autorité de contrôle, mais ces modalités n’ont jamais été fixées, alors que la Lituanie applique précisément le délai le plus strict de l’Union. En Slovaquie, à Malte et en Italie, seul le canal de réclamation existe. Et la Belgique désigne bien un destinataire, l’Economische Inspectie, mais l’arrêté d’exécution qui devait en réglementer la forme n’existe pas.

Vous ne pouvez tirer aucun droit de cet aperçu. Il est fourni uniquement à titre informatif, n’est pas exhaustif et reflète la situation en août 2026. Les sites des autorités publiques modifient régulièrement leur structure et leurs adresses. Il vous incombe de vérifier si un lien mène à un formulaire de réclamation plutôt qu’à une auto-déclaration, ou si une page a entre-temps été déplacée. En cas de doute, référez-vous toujours à l’autorité compétente dans le pays où vous fournissez vos services.

Sources

Cet aperçu n’est pas exhaustif et est fourni uniquement à titre informatif. Pour chaque pays, nous avons consulté le texte législatif national ou le site de l’autorité de contrôle elle-même, mais la législation évolue et une source n’a pas pu être consultée. Vérifiez votre propre situation auprès de l’autorité compétente. Wexlo analyse l’accessibilité des sites web et indique en toute transparence ce que les tests automatisés peuvent ou ne peuvent pas détecter. Cet article fournit des informations, et non des conseils juridiques.